Sur le quai, la valise ne permet pas de savoir s’il s’agit d’un voyage de trois jours ou d’un départ sans date de retour. Un ordinateur tient dans le sac à dos. Quelques vêtements ont été tassés dans une valise à roulettes. Le train rejoint Milan, puis un avion ou une autre ligne emportera le voyageur vers Paris, Berlin, Madrid, Zurich ou Londres.
Rien, dans cette scène, ne ressemble aux grands départs de la fin du XIXe siècle. Il n’y a ni malle, ni traversée de l’Atlantique, ni adieu collectif sur le port de Gênes. Les frontières européennes se franchissent facilement et un billet de retour reste à portée de téléphone. Pourtant, l’Italie continue de voir partir une partie de sa population.
En 2025, environ 109 000 citoyens italiens ont déclaré leur installation à l’étranger. Leur âge moyen était de 34 ans et plus d’un départ sur trois concernait les 25-34 ans. La même année, 56 000 Italiens sont revenus. Certains sont partis pour une première expérience professionnelle, d’autres pour trouver un meilleur salaire, rejoindre un laboratoire mieux financé ou travailler dans un pays où les carrières paraissent moins dépendantes de l’âge et des relations.
Beaucoup continuent d’aimer leur pays et auraient souhaité y rester. Ils partent parce qu’ils ne parviennent pas à y construire la vie professionnelle et l’autonomie qu’ils recherchent.
→ Comprendre le territoire italien
Un pays marqué par plusieurs histoires de départ
L’émigration appartient depuis longtemps à l’histoire sociale italienne. À partir de la fin du XIXe siècle, des millions d’hommes et de femmes quittent les campagnes, les montagnes et les villes du pays. Ils partent vers la France, la Suisse et l’Allemagne, mais aussi vers les États-Unis, l’Argentine, le Brésil, le Canada ou l’Australie.
Les raisons varient selon les régions et les périodes : manque de terres, pauvreté rurale, faiblesse des emplois industriels, crises agricoles, pression démographique ou conséquences des guerres. Certains traversent seuls avant de faire venir leur famille. D’autres alternent départs et retours au rythme des saisons et des chantiers. Plus de 27 millions de départs ont été enregistrés depuis la fin du XIXe siècle, rappelle le Musée régional de l’émigration Pietro Conti.
Cette histoire a laissé des traces visibles bien au-delà des chiffres. Des villages comptent davantage de descendants à l’étranger que d’habitants sur place. Des maisons ont été construites grâce à l’argent envoyé depuis la France, la Belgique ou l’Amérique. Des patronymes italiens se sont inscrits dans d’autres langues. Les lettres, les photographies et les recettes familiales ont maintenu des liens entre des lieux séparés par plusieurs semaines de voyage.
Après la Seconde Guerre mondiale, les départs se réorientent en grande partie vers l’Europe industrielle. Des Italiens travaillent dans les mines belges, les usines allemandes, les chantiers suisses ou français. Dans le même temps, une migration intérieure transforme le pays : des habitants du Sud et des campagnes rejoignent Turin, Milan ou Gênes, où l’industrie recrute.
À partir des années 1970, les départs diminuent et l’Italie accueille progressivement davantage de travailleurs étrangers. L’émigration semble appartenir au passé. Elle reprend de l’ampleur après la crise financière de 2008, principalement vers les autres pays européens.
Une émigration nouvelle, dans une Europe plus proche
Les départs actuels rappellent la grande émigration par leur importance dans les familles et les territoires. Les conditions ont profondément changé.
Les Italiens qui quittaient leur pays il y a un siècle étaient souvent ouvriers, paysans ou artisans. Beaucoup voyageaient dans des conditions difficiles et rejoignaient des emplois pénibles, parfois organisés par des réseaux de recrutement. Partir pouvait engager toute une vie.
Aujourd’hui, le départ commence fréquemment par des études, un stage, un contrat temporaire ou une proposition professionnelle. Les jeunes diplômés y occupent une place importante. L’avion à bas coût, le train, les appels vidéo et la libre circulation européenne permettent de rentrer plusieurs fois par an et de rester présent dans la vie familiale.
Le départ paraît moins définitif qu’autrefois. Un séjour annoncé pour quelques mois se prolonge parfois lorsqu’un emploi stable, une relation ou des enfants attachent progressivement la personne à son nouveau pays. Quelques années plus tard, revenir signifie quitter à son tour une vie devenue familière.
Les statistiques elles-mêmes ne saisissent qu’une partie de ces parcours. L’inscription au registre des Italiens résidant à l’étranger, l’AIRE, est obligatoire pour une installation durable, mais elle peut être tardive. À l’inverse, le nombre d’Italiens vivant à l’étranger comprend aussi des personnes nées hors d’Italie et ayant acquis la citoyenneté par filiation. Les 6,6 millions de citoyens italiens officiellement établis à l’étranger à la fin de 2025 ne correspondent donc pas à 6,6 millions de départs récents.
Les flux annuels donnent une mesure plus précise des départs récents. Selon l’Istat, 109 000 expatriations et 56 000 retours ont été enregistrés en 2025. Le recul par rapport au pic de 2024 doit être interprété avec prudence : le durcissement des règles d’inscription à l’AIRE avait entraîné cette année-là une vague de régularisations administratives. En 2025, les départs sont restés presque deux fois plus nombreux que les retours.
Travailler et parvenir à devenir autonome
Réduire ces départs au chômage donnerait une image incomplète de l’Italie actuelle. L’emploi a progressé ces dernières années et le taux de chômage national a diminué. Beaucoup de jeunes qui partent ne fuient pas une absence absolue de travail. Ils cherchent un travail qui permette de se loger, de devenir indépendant et d’envisager une progression.
Le salaire constitue une part importante du problème. Pendant longtemps, la faiblesse de la croissance italienne et celle de la productivité ont limité les augmentations. L’inflation récente a ensuite réduit le pouvoir d’achat. Les jeunes comparent alors leur rémunération, le prix du logement et les perspectives d’augmentation avec ce que proposent les pays voisins.
Un poste à Milan peut sembler prometteur, puis perdre une grande partie de son intérêt lorsque le loyer absorbe le salaire. Un contrat dans une petite ville coûte moins cher, mais offre parfois peu de perspectives après quelques années. Un jeune travailleur peut occuper plusieurs emplois temporaires sans parvenir à louer seul un logement ni à obtenir un crédit.
L’OCDE relie explicitement l’émigration des jeunes Italiens aux salaires relativement faibles, au poids des contrats temporaires et à la lenteur des progressions salariales et professionnelles. Elle souligne également une particularité du marché du travail : l’ancienneté y est souvent davantage récompensée que les qualifications ou les performances, et les gains de salaire arrivent tard dans la carrière.
Cette organisation favorise celles et ceux qui peuvent patienter. Le soutien familial compense un loyer trop élevé, une période de stage mal rémunérée ou l’attente d’un contrat stable. Mais il prolonge aussi la dépendance envers les parents. Pour certains jeunes adultes, partir devient le moyen le plus direct d’accéder à l’autonomie que leur emploi italien ne leur offre pas encore.
Le diplôme ne garantit pas une place
L’expression « fuite des cerveaux » est souvent employée pour désigner le départ des diplômés. Elle frappe les esprits, mais elle réduit les personnes à une ressource économique et laisse dans l’ombre les autres formes d’émigration. Un infirmier, une cuisinière, un technicien, une chercheuse et un artisan peuvent partir pour des raisons différentes tout en rencontrant le même obstacle : leurs compétences trouvent ailleurs une reconnaissance plus rapide.
Le départ des diplômés coûte particulièrement cher au pays. Leur formation a demandé plusieurs années d’études, souvent financées en grande partie par la collectivité et les familles. Lorsqu’ils commencent leur carrière à l’étranger, leurs compétences profitent d’abord au pays qui les emploie.
En 2023, environ 21 000 Italiens diplômés âgés de 25 à 34 ans sont partis à l’étranger, soit 21,2 % de plus que l’année précédente. Environ 6 000 jeunes diplômés sont revenus. Le solde représentait une perte proche de 16 000 personnes en une année et de 97 000 sur dix ans, selon le Rapport annuel 2025 de l’Istat.
La recherche scientifique rend ce décalage particulièrement visible. Un doctorant ou une jeune chercheuse ne compare pas seulement deux salaires. Il regarde la durée des contrats, les financements disponibles, l’accès aux équipements, la possibilité de créer une équipe et la transparence des recrutements. Dans d’autres secteurs, la comparaison porte sur la reconnaissance du diplôme, les responsabilités confiées ou la rapidité avec laquelle un contrat temporaire peut devenir permanent.
Tous ne partent pas pour gagner beaucoup plus. Certains veulent surtout savoir qu’un premier contrat pourra conduire à un poste stable, à davantage de responsabilités et à un salaire plus élevé.
Quitter le Mezzogiorno sans franchir la frontière
L’émigration italienne commence souvent à l’intérieur du pays. Pour comprendre les départs vers l’étranger, il faut suivre les trains qui remontent de Palerme, Bari, Naples, Reggio de Calabre ou Lecce vers Rome, Bologne et Milan.
Le Mezzogiorno possède des universités, des entreprises, des hôpitaux et des activités innovantes. Il ne forme pas un territoire uniforme privé d’avenir. Mais les possibilités d’emploi qualifié y sont moins nombreuses et plus inégalement réparties. Certaines provinces cumulent vieillissement, baisse de la population et faiblesse des transports, ce qui réduit encore les choix offerts aux jeunes adultes.
Entre 2019 et 2025, le Sud et les îles ont perdu 150 000 diplômés italiens âgés de 25 à 34 ans. La majeure partie, 122 000, est partie vers le Centre et le Nord du pays ; 28 000 autres ont rejoint l’étranger. D’après ces données de l’Istat sur les migrations intérieures et internationales, le Nord de l’Italie attire bien davantage de jeunes diplômés du Mezzogiorno que les pays étrangers.
Dans une famille calabraise ou sicilienne, un enfant peut étudier à Bologne, trouver un premier poste à Milan, puis accepter une offre à Munich. Chaque étape paraît raisonnable. Après ces déménagements successifs, la vie familiale s’organise durablement à distance.
Le phénomène touche également les régions du Nord. En 2025, plus de la moitié des expatriés italiens venaient du Nord du pays, et la Lombardie représentait à elle seule près d’un départ sur cinq. Les régions les plus riches forment davantage de diplômés, accueillent des habitants venus du Sud et restent mieux reliées aux marchés du travail européens. Elles deviennent à la fois des destinations et des points de départ.
Le Nord accueille des jeunes venus du Mezzogiorno tout en voyant partir certains de ses propres diplômés vers l’étranger. Les raisons et les volumes diffèrent selon les régions, mais les départs concernent tout le pays.

Les destinations d’une génération européenne
Les nouvelles routes de l’émigration italienne restent principalement européennes. En 2025, 75,5 % des expatriés sont partis vers un autre pays d’Europe. L’Espagne et l’Allemagne ont accueilli chacune environ 13 000 personnes, devant la Suisse, le Royaume-Uni et la France. Ces cinq destinations ont regroupé plus de la moitié des départs.
Le choix ne dépend pas uniquement du salaire. La proximité, les langues, les réseaux professionnels, la présence d’amis déjà installés et la qualité de vie comptent aussi. Barcelone ou Madrid peuvent attirer malgré des rémunérations qui ne sont pas les plus élevées d’Europe. La Suisse offre des salaires importants mais impose un coût de la vie élevé. Berlin, Paris, Bruxelles ou Amsterdam concentrent certains métiers et facilitent les carrières internationales.
L’Union européenne a créé un espace où la mobilité est devenue ordinaire. Un diplôme peut ouvrir plusieurs marchés du travail ; une candidature ne demande ni visa ni projet d’installation définitive. Cette liberté représente une possibilité réelle pour les jeunes Italiens. Elle évite de transformer chaque départ en drame national.
Les retours restent durablement moins nombreux que les départs. Partir étudier ou travailler ailleurs apporte une expérience précieuse. Encore faut-il que l’Italie puisse ensuite proposer des emplois, des salaires et des conditions de travail capables de faire revenir ceux qui le souhaitent.
Partir ne rompt pas les liens
Les familles séparées continuent souvent de se parler tous les jours. Les enfants reviennent pour Noël, pour l’été, pour un mariage ou pour aider un parent. Les grands-parents suivent la croissance de leurs petits-enfants par écran interposé. Lorsque les prix le permettent, les vols et les trains facilitent des retours réguliers.
La distance modifie malgré tout la vie familiale. Les visites se concentrent sur quelques jours chargés. Les soins aux parents âgés reposent davantage sur la personne restée sur place. Les petits-enfants comprennent parfois l’italien sans le parler avec aisance. Les décisions familiales doivent composer avec plusieurs calendriers scolaires, professionnels et nationaux.
Le départ change aussi le regard porté sur le pays. À distance, certains gestes autrefois ordinaires deviennent précieux : le café pris au comptoir, les repas prolongés, la langue régionale entendue dans la famille, la proximité d’une place ou d’un marché. D’autres aspects paraissent plus difficiles à accepter au retour : les lenteurs administratives, les salaires, certains rapports hiérarchiques ou la dépendance envers les réseaux personnels.
Les expatriés parlent de l’Italie avec attachement, agacement et un regard nourri par les comparaisons. Ils peuvent vivre ailleurs, transmettre l’italien à leurs enfants, voter dans leur pays d’origine et continuer à se demander s’ils reviendront.

Ce que les territoires perdent avec leurs jeunes adultes
Lorsqu’une personne part, le territoire compte un habitant de moins pour ouvrir une entreprise, reprendre un commerce, participer à une association, avoir des enfants ou s’occuper de proches.
Dans une grande ville, ces absences restent peu visibles. Dans une commune de montagne ou un village intérieur de Sicile, de Sardaigne, du Molise ou de Calabre, quelques départs supplémentaires peuvent fragiliser une école, une ligne de bus ou un service médical. Les personnes âgées deviennent plus nombreuses, tandis que celles qui pourraient reprendre un atelier, une exploitation ou une activité locale vivent à plusieurs centaines de kilomètres.
Le départ des diplômés pèse également sur les services publics. Les hôpitaux et les administrations rencontrent des difficultés de recrutement dans certains territoires, alors que des professionnels italiens exercent ailleurs en Europe. Les universités forment des étudiants qui enrichiront parfois durablement d’autres villes.
Dans le même temps, l’Italie accueille des travailleurs venus de Roumanie, d’Albanie, du Maroc, d’Ukraine et de nombreux pays d’Afrique ou d’Asie. Ils travaillent notamment dans l’agriculture, l’industrie, le bâtiment, l’aide à domicile et les services. Ces arrivées ne compensent pas poste pour poste les départs des Italiens : les métiers, les qualifications et les régions concernées ne sont pas toujours les mêmes.
Les mêmes secteurs peuvent perdre des travailleurs qualifiés italiens et recruter des personnes immigrées dont les compétences sont parfois mal reconnues. L’Italie connaît donc en même temps des départs vers l’étranger, des arrivées venues d’autres pays et de nombreux déplacements entre ses régions.
Revenir : un désir soumis aux conditions du retour
Tous ceux qui partent ne souhaitent pas revenir. Certains trouvent ailleurs un métier, une famille et un équilibre auxquels ils ne veulent pas renoncer. D’autres conservent le retour comme une possibilité, mais attendent que les conditions deviennent compatibles avec la vie qu’ils ont construite.
Revenir implique souvent d’accepter une baisse de salaire. Cette différence peut être compensée par la proximité familiale, le climat, le logement déjà disponible ou un rythme de vie préféré. Elle devient plus difficile à accepter lorsqu’elle s’accompagne d’un contrat moins stable, de responsabilités réduites ou d’une progression plus incertaine.
Les mesures fiscales destinées à attirer les travailleurs installés à l’étranger peuvent faciliter certaines décisions. Elles bénéficient surtout à ceux qui disposent déjà d’une position professionnelle suffisamment forte pour négocier leur retour ou travailler à distance. Elles ne corrigent pas à elles seules le fonctionnement général du marché du travail, les écarts territoriaux ou la faiblesse des services.
Le télétravail a ouvert une autre possibilité : vivre en Italie tout en travaillant pour une entreprise étrangère. Cette solution permet à quelques professionnels de revenir dans une ville moyenne ou un village sans dépendre du marché local. Elle peut aussi accentuer les écarts de revenus et la pression immobilière dans les territoires les plus recherchés.
Une prime fiscale peut faciliter un retour, mais elle ne règle ni le logement, ni les transports, ni l’accès aux services publics. Il faut aussi un emploi crédible, une école pour les enfants et une possibilité de travail pour le conjoint ou la conjointe. Après plusieurs années à l’étranger, la vie laissée en Italie n’existe plus tout à fait : le retour demande une nouvelle installation.
L’Italie vue par ceux qui sont partis
Les villes, les paysages, la cuisine et les savoir-faire italiens attirent les voyageurs comme les candidats à une installation. Pendant ce temps, de jeunes Italiens cherchent un premier emploi, un salaire permettant de quitter le foyer familial ou une carrière correspondant à leur formation.
Cette autre Italie se retrouve dans les trains pris le dimanche soir, les familles réparties entre plusieurs régions, les diplômes mieux rémunérés ailleurs et les villages qui attendent les retours de l’été. Les jeunes circulent plus facilement que leurs grands-parents et comparent les conditions de travail offertes dans plusieurs pays.
L’OCDE estime que l’Italie a perdu par émigration plus de 400 000 jeunes de 18 à 34 ans entre 2012 et 2023, soit environ 6 % de cette tranche d’âge. Dans un pays où la population active diminue et où les entreprises déclarent manquer de compétences, cette contradiction devient centrale : l’Italie a besoin de jeunes travailleurs, mais une partie d’entre eux ne trouve pas sur place les conditions qui lui permettraient de rester.
Voyager, étudier et travailler ailleurs ouvrent de nouvelles possibilités. Le départ devient plus contraint lorsqu’il constitue la seule manière d’accéder à un emploi qualifié ou lorsque revenir impose de renoncer à une partie de sa sécurité professionnelle.
Les départs complètent le portrait de l’Italie contemporaine. Ils rendent visibles des salaires trop faibles, des emplois instables, de forts écarts entre les régions et les liens que les expatriés continuent d’entretenir avec leur pays.
Pour aller plus loin
Comprendre le territoire italien
Les départs permettent de suivre les écarts d’emploi, de services et de salaires entre les régions italiennes, ainsi que les liens anciens entre le Mezzogiorno, les villes industrielles du Nord et le reste de l’Europe.
→ Parcourir le dossier Comprendre le territoire italien
L’Italie au-delà de l’évidence
Regarder le pays depuis ses habitants, ses villes ordinaires et ses transformations permet de dépasser l’Italie réduite à quelques destinations célèbres.
→ Explorer l’Italie au-delà de l’évidence
Les récits italiens de l’émigration
Romans, récits familiaux et témoignages donnent une voix aux départs successifs qui ont relié l’Italie aux autres continents, puis aux pays voisins.
→ Découvrir la littérature italienne




0 commentaire