Notre histoire

Une histoire de regards, de gestes et de continuité

Poropango est né d’un parcours, plus que d’une idée abstraite.
D’une histoire façonnée par les déplacements, les cultures croisées, les gestes observés, puis transmis. Avant d’être une marque, Poropango a été une manière de regarder le monde.

Je m’appelle Sandrine. Mon histoire personnelle est intimement liée à celle de Poropango.

Grandir entre deux cultures

Je suis née en France, d’une mère française et d’un père ivoirien. Lorsque j’avais sept ans, mes parents ont choisi de s’installer en Côte d’Ivoire. J’y ai passé une grande partie de mon enfance, avec des allers-retours vers la France à l’adolescence.

Vivre entre deux pays, deux cultures, deux manières d’habiter le monde m’a très tôt appris à ne pas opposer. À observer avant de juger. À comprendre que les évidences d’un lieu ne sont jamais universelles.

Cette enfance m’a donné le goût des détails : les gestes du quotidien, les rythmes de vie, les couleurs, les matières. Elle m’a appris que ce sont souvent les choses les plus discrètes qui racontent le mieux une culture.

Le textile comme langage

C’est en Côte d’Ivoire que j’ai découvert le textile comme un langage à part entière.
Je me souviens des pagnes baoulés tissés à la main, des motifs géométriques chargés de sens, du cadre en bois, de la navette qui passe et repasse, du motif qui apparaît lentement. Le tissu n’était pas un simple support décoratif. Il racontait une histoire, une appartenance, un équilibre.

Plus tard, à l’adolescence, une autre rencontre a marqué mon parcours : la mère de ma meilleure amie. Elle associait tissus africains et coupes européennes pour créer des vêtements uniques. Cette manière de faire dialoguer les cultures textiles m’a profondément marquée.

Avec la machine à coudre que ma mère venait d’acheter, j’ai commencé à créer à mon tour. Sans projet précis, mais avec un plaisir immédiat : celui de faire, d’essayer, de comprendre comment une matière réagit, comment une idée devient un objet.

Motifs géométriques tissés à la main sur un pagne baoulé indigo et blanc, issu de la tradition textile des peuples akan de Côte d’Ivoire

Mettre la création de côté

Comme beaucoup, j’ai ensuite suivi un parcours professionnel plus classique. La couture est restée en arrière-plan. Le temps manquait. Les priorités se déplaçaient. Créer de ses mains devenait secondaire face aux exigences du quotidien.

Pourtant, le regard, lui, ne s’est jamais éteint.

En voyage, j’observais toujours les objets, les matières, les boutiques d’artisans, les produits locaux. Je regardais comment les choses étaient fabriquées, utilisées, transmises.

Le retour à la création

C’est en cherchant des accessoires de voyage pratiques, solides et esthétiques que quelque chose s’est cristallisé. Je me suis heurtée à une uniformité frappante : des produits fonctionnels, mais souvent sans identité, sans attention particulière portée aux matières, aux finitions, aux usages réels.

L’envie de créer est revenue naturellement. Retrouver les tissus, les prototypes, l’atelier a été une évidence. Ce retour à la création a marqué un tournant, soutenu par ma famille.

Créer devenait une manière de réunir ce qui m’avait construite : le voyage, le regard porté sur les cultures, le goût des matières, le geste artisanal.

La naissance de Poropango

Poropango est né de cette envie de proposer des accessoires utiles, durables, mais aussi porteurs de sens. Le nom s’est imposé naturellement. Poropango signifie indigo en maori, une couleur profondément ancrée dans mon histoire personnelle et familiale.

Dès le départ, il m’a semblé essentiel de produire en France, en petites séries, en collaboration avec des artisans et des ateliers locaux. Ce choix donnait de la cohérence au projet : créer ici, avec des savoir-faire existants, tout en s’inspirant du monde.

Poropango s’est construit lentement, sans recherche de tendance ou d’effet. Les collections prennent le temps de se former, en lien avec les usages, les matières et les inspirations culturelles.

Motifs géométriques tissés à la main sur un pagne baoulé indigo et blanc, issu de la tradition textile des peuples akan de Côte d’Ivoire

Une histoire qui continue

Aujourd’hui, Poropango continue d’évoluer, guidé par les mêmes lignes : curiosité, attention aux détails, respect des savoir-faire, goût du temps long.

Cette histoire n’est pas figée. Elle se tisse au fil des créations, des lectures, des voyages, des rencontres. Elle avance pas à pas, dans une continuité assumée.

Poropango n’est pas le résultat d’un aboutissement, mais le prolongement d’un chemin.

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