Les Ragazzi de Pier Paolo Pasolini : Grandir dans les marges de Rome

26 Sep 2026 | Bibliothèque essentielle, Classiques et grandes fresques, Italie, Littérature Italie

Rome, au début des années 1950.

La guerre est terminée depuis quelques années. La ville s’étend. Autour du centre historique, les périphéries se développent rapidement, souvent dans des conditions précaires. Des familles vivent dans des borgate encore mal équipées, loin des images monumentales de la capitale.

C’est cette Rome que Pier Paolo Pasolini découvre lorsqu’il arrive du Frioul en 1950.

Il marche dans les périphéries, écoute les voix, rencontre des jeunes et apprend leur langue. Le romanesco des borgate entre progressivement dans son écriture. Quelques années plus tard, il devient l’une des matières essentielles de Ragazzi di vita, publié en 1955.

En français, le livre est connu sous le titre Les Ragazzi.

Il suit une constellation de garçons qui passent d’un quartier à l’autre, cherchent de l’argent, volent, marchandent, se baignent dans le Tibre, traînent dans les rues, trouvent parfois un travail et le perdent presque aussitôt.

Le monde des adultes apparaît souvent de loin.

Les institutions également.

Ces adolescents vivent dans un présent fait de faim, de désir, d’amitié, de brutalité, de débrouille et d’instants de liberté.

Pasolini les regarde avec fascination.

Cette fascination demande aujourd’hui une lecture attentive, car elle porte aussi le regard d’un intellectuel bourgeois sur un milieu social qu’il perçoit comme porteur d’une forme d’authenticité populaire menacée par la modernisation. Treccani souligne cette tension entre fascination pour la vitalité du sous-prolétariat et conscience de son exclusion sociale.

C’est précisément ce qui rend Les Ragazzi toujours intéressant :

le livre raconte une Rome disparue tout en montrant comment un écrivain construit son propre rapport aux marges de la ville.


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Avant d’ouvrir le livre

Titre original : Ragazzi di vita
Auteur : Pier Paolo Pasolini
Pays : Italie
Publication : 1955
Genre : roman
Lieu principal : Rome, principalement les borgate et périphéries populaires
Période : après-guerre, principalement au début des années 1950
Contexte : reconstruction, pauvreté urbaine, croissance des périphéries, transformation sociale de Rome
Pour entrer dans le livre : jeunesse · borgate · langue · survie · périphérie · transformation urbaine

Ragazzi di vita appartient au premier grand cycle romain de Pasolini.

Arrivé à Rome en janvier 1950, l’écrivain découvre une ville très différente du Frioul qu’il vient de quitter. Il vit d’abord dans une grande précarité, puis enseigne et se rapproche progressivement des périphéries de la Tiburtina. Cette immersion nourrit directement Ragazzi di vita puis Una vita violenta.

Le livre ne raconte pas une intrigue unique.

Il avance par épisodes.

Des personnages réapparaissent, disparaissent, se croisent.

Cette construction donne au roman quelque chose de presque mouvant : la véritable continuité vient davantage de la ville, de la langue et du milieu social que d’une histoire linéaire.


Riccetto et les ragazzi : une jeunesse sans centre fixe

Riccetto

Riccetto est le personnage qui traverse le plus visiblement le livre.

On le rencontre très jeune.

Il traîne avec d’autres garçons, participe à des vols, cherche de l’argent, change progressivement avec l’âge.

Il ne suit pourtant pas une trajectoire classique de roman d’apprentissage.

Pasolini évite la transformation ordonnée où un adolescent accumulerait des expériences avant d’entrer progressivement dans le monde adulte.

Riccetto grandit dans un environnement où la stabilité elle-même reste incertaine.

Travail, logement, relations et ressources peuvent changer rapidement.

Son évolution permet cependant de percevoir quelque chose d’important : le temps passe aussi dans les borgate.

Le monde que Pasolini observe au début du livre commence déjà à se transformer.

Marcello, Agnolo et les autres

Autour de Riccetto gravitent de nombreux garçons.

Ils forment moins une bande parfaitement constituée qu’un réseau mouvant de relations.

On se retrouve.

On se dispute.

On se quitte.

On cherche ensemble des possibilités de gagner quelques lires.

Cette multiplicité est essentielle.

Pasolini évite de fabriquer un héros représentatif de toute la périphérie romaine.

Il construit plutôt un milieu composé d’individualités instables, reliées par les mêmes espaces, les mêmes contraintes matérielles et une langue commune.

Genesio

Genesio appartient aux figures les plus marquantes du livre.

Son destin donne aux dernières pages une gravité particulière.

À travers lui, Pasolini rappelle que la vitalité qu’il admire chez ces garçons ne les protège ni de la précarité ni de la violence de leur environnement.

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Couverture du roman Les Ragazzi de Pier Paolo Pasolini
Les Ragazzi – Pier Paolo Pasolini
La jeunesse des borgate romaines dans une capitale populaire profondément transformée par l’après-guerre.

Une Rome née de l’après-guerre

Les borgate romaines existaient avant 1945.

Le fascisme avait déjà déplacé des populations vers certaines périphéries dans le cadre de ses grands projets urbains.

Mais l’après-guerre accélère encore la croissance de Rome.

La population augmente.

Les constructions se multiplient.

Certaines zones restent longtemps mal desservies et peu équipées.

Le centre monumental et la périphérie appartiennent alors à des réalités urbaines très différentes.

Pasolini arrive précisément au moment où cette transformation s’accélère.

Treccani rappelle que Pietralata, Tiburtino, Primavalle et d’autres borgate deviennent rapidement le matériau de ses romans romains.

Dans Les Ragazzi, la ville ne sert donc pas simplement de décor à la pauvreté.

Elle produit des distances, des marges et des possibilités de circulation qui structurent directement la vie des garçons.

La rue comme territoire

Les ragazzi passent une grande partie de leur temps dehors.

La rue devient un espace de sociabilité.

On y rencontre les autres.

On apprend ce qui se passe.

On trouve des combines.

On observe les adultes.

On cherche de quoi gagner quelques pièces.

La distinction entre espace privé et espace public devient moins nette lorsque les logements sont exigus et que la rue concentre une part importante de la vie quotidienne.

Pasolini est fasciné par cette présence des corps dans la ville.

Ses personnages courent, nagent, se battent, se déplacent sans cesse.

Le roman possède ainsi une dimension extrêmement physique.

Rome est parcourue plutôt qu’observée.

Cette énergie explique probablement une partie de la proximité future entre l’écriture de Pasolini et son cinéma.

Le Tibre, espace de liberté et de danger

L’eau occupe une place importante dans l’univers des garçons.

Le Tibre, les berges, les zones de baignade et d’autres espaces aquatiques leur offrent momentanément une autre relation à la ville.

On s’y baigne.

On joue.

On échappe parfois aux contraintes du quartier.

Mais l’eau n’est jamais entièrement séparée du danger.

Cette ambivalence traverse le livre.

Les ragazzi disposent de peu de choses.

Ils transforment pourtant certains espaces ordinaires en territoires d’aventure.

Pasolini regarde cette capacité avec une admiration manifeste.

Elle contribue à l’idée de vitalité populaire qui parcourt toute son œuvre romaine.

Voler, vendre, récupérer : l’économie de la débrouille

L’argent manque constamment.

Une partie importante des activités des garçons vise donc à obtenir quelques lires.

Vols.

Objets récupérés.

Petits trafics.

Occasions improvisées.

Le roman montre une économie très éloignée du travail salarié stable qui accompagne ailleurs la reconstruction et bientôt le miracle économique italien.

Cette précarité explique certains comportements sans les rendre mécaniques.

Les personnages peuvent être généreux puis cruels.

Solidaires puis violents.

Pasolini résiste souvent à une lecture morale simple.

Il montre des adolescents qui apprennent à fonctionner dans un environnement où la survie matérielle occupe une place considérable.

Treccani insiste sur cette économie de petits vols, de marchandises et d’échanges qui caractérise le monde de Ragazzi di vita.

Une langue qui porte tout un monde

La langue constitue probablement l’une des dimensions les plus importantes du livre.

Pasolini mêle italien narratif et romanesco des borgate.

Les dialogues sont pleins d’expressions, de contractions, de surnoms et de rythmes spécifiques.

Cette langue produit immédiatement une distance avec l’italien littéraire standard.

Pasolini ne cherche pas simplement à ajouter de la couleur locale.

Le choix linguistique possède une dimension sociale et politique.

Treccani rappelle que le romanesco devient chez lui une manière de faire entrer dans la littérature un univers jusque-là largement tenu à distance du langage littéraire dominant.

Cette dimension rend aussi la traduction difficile.

Une traduction française doit faire entendre la différence sociale et sonore sans transformer les ragazzi en personnages parlant un argot français artificiel.

Lire quelques passages en italien, lorsque c’est possible, permet de mesurer combien le son du livre appartient à son sens.

Pasolini et le regard porté sur les borgate

C’est ici que la lecture contemporaine gagne à devenir plus critique.

Pasolini voit dans le sous-prolétariat romain quelque chose que la bourgeoisie et la société industrielle auraient perdu.

Une vitalité.

Une spontanéité.

Une relation plus immédiate au corps et à la vie.

Cette fascination traverse ses romans, ses poèmes et bientôt ses films.

Elle produit certaines pages magnifiques.

Mais elle peut aussi conduire à idéaliser un milieu social marqué par la pauvreté, la violence et le manque de possibilités.

Treccani décrit précisément cette tension : Pasolini reconnaît l’exclusion tragique du sous-prolétariat tout en lui attribuant une authenticité populaire qu’il oppose au monde bourgeois.

Cette contradiction mérite de rester visible.

Les ragazzi ne sont pas les représentants d’une vérité populaire universelle.

Ils sont aussi des adolescents observés et transformés en littérature par un écrivain venu d’un autre milieu social.

Une jeunesse regardée depuis l’extérieur

Pasolini connaît réellement les borgate.

Il les fréquente.

Il y rencontre Sergio Citti, qui joue un rôle important dans son apprentissage du romanesco et dans sa compréhension de cet univers linguistique et social.

Cette proximité ne supprime pourtant jamais totalement la distance.

Pasolini est écrivain.

Il choisit.

Il compose.

Il transforme des voix réelles en matériau littéraire.

Le livre gagne à être lu avec cette conscience.

Cela n’affaiblit pas son témoignage sur la périphérie romaine.

Cela permet plutôt de comprendre comment un territoire social devient un territoire littéraire.

Le scandale de Ragazzi di vita

La publication du livre en 1955 provoque rapidement des réactions.

La langue, les comportements des personnages, la sexualité et la représentation d’une Rome marginale heurtent une partie de la société italienne.

Le roman est attaqué pour obscénité.

Ce scandale révèle quelque chose de l’époque.

Pasolini fait entrer dans la littérature nationale des corps, des mots et des vies que la représentation dominante de l’Italie d’après-guerre préfère souvent laisser hors champ.

La controverse porte donc autant sur ce qui est raconté que sur ceux auxquels Pasolini accorde une place littéraire.

Avant le miracle économique

Le livre paraît en 1955.

L’Italie entre alors dans une période de croissance rapide qui transformera profondément la société pendant la seconde moitié des années 1950 et les années 1960.

Consommation.

Télévision.

Mobilité.

Urbanisation.

Accès progressif à de nouveaux biens.

Pasolini regardera ces transformations avec une inquiétude croissante.

Pour lui, la modernisation ne fait pas seulement disparaître la pauvreté.

Elle détruit aussi des cultures populaires, des langues et des manières de vivre.

Les Ragazzi se trouve ainsi à un moment charnière.

Le monde décrit par le roman est déjà en train de changer au moment même où Pasolini le fixe par l’écriture.

C’est une raison importante de le lire aujourd’hui :

le livre conserve la mémoire d’une périphérie romaine qui disparaîtra rapidement sous l’expansion de la ville.

Les lieux des Ragazzi

Rome est évidemment au centre.

Mais il s’agit d’une géographie très dispersée.

Pietralata et la Tiburtina

Ces territoires appartiennent au monde que Pasolini découvre après son arrivée à Rome.

Pietralata et les secteurs de la Tiburtina permettent de retrouver la périphérie qui nourrit ses premiers romans romains. Treccani les cite explicitement parmi les borgate qui structurent son expérience de la ville.

Leur transformation depuis les années 1950 est considérable.

Cette différence doit rester au cœur d’un futur parcours territorial.

Pietralata aujourd’hui, quartier de la périphérie romaine associé à l’univers des premiers romans de Pier Paolo Pasolini.
Pietralata, une périphérie transformée
Le territoire fréquenté par Pasolini dans les années 1950 s’est profondément urbanisé. Le quartier contemporain permet de mesurer combien la Rome des Ragazzi appartenait à un moment précis de l’expansion de la capitale.

Primavalle

Primavalle appartient également à la géographie périphérique pasolinienne.

Comme Pietralata, le quartier permet de comprendre le système des borgate et les déplacements de population qui ont accompagné la transformation de Rome au XXe siècle.

Le Tibre et ses marges

Le fleuve appartient à la géographie physique des ragazzi.

Ses rives et les espaces qui l’entourent permettent à Pasolini de sortir momentanément des rues des borgate et de donner au roman une respiration différente.

Le centre de Rome

Il existe aussi.

Mais il appartient rarement au même monde.

Les ragazzi peuvent circuler dans la ville sans que toutes ses parties leur offrent les mêmes possibilités.

Cette différence sociale donne à la géographie romaine une profondeur particulière.


→ Sur les traces des Ragazzi : dans la Rome des borgate de Pasolini


À propos de Pier Paolo Pasolini

Pier Paolo Pasolini naît à Bologne en 1922.

Son enfance et sa jeunesse sont marquées par les déplacements liés à la carrière militaire de son père, puis par son attachement au Frioul maternel.

À Casarsa, il commence à écrire en dialecte frioulan.

La langue devient très tôt une question centrale de son œuvre.

En 1950, après le scandale provoqué par une accusation liée à son homosexualité, son exclusion du Parti communiste et la perte de son poste d’enseignant, Pasolini quitte le Frioul avec sa mère et s’installe à Rome.

Les premières années sont difficiles.

Puis Rome transforme profondément son travail.

Les borgate entrent dans ses romans.

Le romanesco remplace le frioulan comme grande langue d’expérimentation.

À partir de 1961, le cinéma lui offre un autre moyen de raconter les mêmes marges : Accattone prolonge directement l’univers social découvert dans Ragazzi di vita et Una vita violenta.

La suite de son œuvre sera extraordinairement diverse : poésie, romans, cinéma, théâtre, essais, articles politiques.

Cette multiplicité est indispensable pour comprendre Pasolini.

→ Découvrir Pier Paolo Pasolini (future page auteur)

Pourquoi lire Les Ragazzi aujourd’hui ?

Parce que le livre oblige à regarder une ville depuis ceux que son récit officiel laisse facilement à la périphérie.

Les ragazzi vivent dans la capitale italienne.

Mais leur Rome n’est pas celle du patrimoine, du pouvoir ou des grands projets nationaux.

Elle est faite de terrains vagues, de routes, de logements précaires, de fleuve, de petits trafics et de déplacements incessants.

Pasolini donne une visibilité littéraire à ce monde.

Aujourd’hui, cette visibilité doit être lue avec deux regards à la fois.

Le premier reconnaît la puissance avec laquelle il fait entrer dans la littérature des vies, des voix et une langue peu représentées.

Le second observe la manière dont il construit lui-même ces garçons comme représentants d’une authenticité populaire opposée au monde bourgeois.

Cette double lecture rend le livre plus riche.

Elle évite à la fois de réduire Les Ragazzi à un document social et de transformer les borgate pasoliniennes en monde perdu à regretter.

Le roman permet surtout de saisir un moment de bascule dans l’histoire de Rome et de l’Italie.

Pour quel lecteur ?

Les Ragazzi peut particulièrement intéresser les lecteurs attirés par :

  • les romans urbains très ancrés dans un territoire ;
  • la Rome populaire et périphérique ;
  • l’Italie de l’après-guerre ;
  • les écritures où la langue joue un rôle social essentiel ;
  • les récits de jeunesse et de marginalité ;
  • les transformations urbaines ;
  • les œuvres qui demandent une lecture à la fois littéraire et critique.

Le livre peut demander un temps d’adaptation.

Sa construction fragmentée et surtout sa langue font partie intégrante de l’expérience.

Une fois ce rythme trouvé, Rome devient presque audible.


Dans le même élan

Je garderais trois prolongements qui ouvrent réellement le livre sans fabriquer une liste de futurs articles obligatoires.

Une vie violente — Pier Paolo Pasolini

Le second grand roman romain de Pasolini prolonge la découverte des borgate à travers Tommaso Puzzilli et donne une forme narrative plus continue aux transformations sociales de la périphérie.

La Storia — Elsa Morante

Quelques années plus tôt dans l’histoire romaine, Morante raconte la guerre et ses conséquences depuis San Lorenzo, Pietralata et Testaccio. La proximité de certains territoires rend leurs différences de regard particulièrement éclairantes.

→ Lire notre article consacré à La Storia

Nouvelles romaines — Alberto Moravia

Une autre traversée de la Rome populaire d’après-guerre. À travers une succession de personnages, de métiers et de situations, Moravia compose un portrait multiple de la ville et de ceux qui vivent souvent loin de ses représentations monumentales.

Couverture du livre Une vie violente de Pier Paolo Pasolini.
Une vie violente — Pier Paolo Pasolini
Avec Tommaso Puzzilli, Pasolini poursuit son exploration des borgate romaines dans un récit plus continu, marqué par la pauvreté, la politique et les transformations de l’après-guerre.
Couverture du roman La Storia d’Elsa Morante
La Storia – Elsa Morante
La guerre et ses violences racontées depuis Rome à travers des existences ordinaires emportées par la grande Histoire.
Couverture du livre Racconti romani d’Alberto Moravia.
Racconti romani — Alberto Moravia
Une mosaïque de vies, de métiers et de situations pour parcourir autrement la Rome populaire de l’après-guerre.

Pour aller plus loin

Littérature italienne

Avec Pasolini, la cartographie littéraire de l’Italie gagne une nouvelle Rome : celle des borgate, de la reconstruction et de la jeunesse périphérique des années 1950.

→ Explorer la littérature italienne

Pier Paolo Pasolini

La future page auteur permettra de relier Les Ragazzi à Une vie violente, à la poésie, aux essais et surtout au cinéma, qui prolongera son travail sur les périphéries romaines.

→ Découvrir Pier Paolo Pasolini (page à venir)

La Storia — Elsa Morante

Pietralata apparaît aussi chez Morante, dans une Rome marquée quelques années plus tôt par la guerre et le déplacement des populations.

→ Lire La Storia d’Elsa Morante

Lire l’Italie à travers ses territoires

La Rome de Pasolini permet de comprendre comment la croissance urbaine et la transformation sociale deviennent elles-mêmes des matières littéraires.

→ Lire l’Italie à travers ses territoires (page à venir)

Sur les traces des Ragazzi

Tiburtina, Pietralata et les anciennes borgate permettent de confronter la Rome de Pasolini à une périphérie contemporaine profondément transformée.

→ Sur les traces des Ragazzi : dans la Rome des borgate de Pasolini


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