Le 15 juin 1767, Côme Laverse du Rondeau monte dans un arbre.
Il vient de se disputer avec ses parents à propos d’un plat d’escargots. Il a douze ans. Ce geste pourrait n’être qu’une colère d’enfant.
Il décide pourtant de ne jamais redescendre.
À partir de cette idée presque impossible, Italo Calvino construit toute une vie. Côme apprend à passer d’un arbre à l’autre, à dormir dans les branches, à chasser, lire, aimer, aider ses voisins et participer aux affaires de son temps sans remettre les pieds au sol.
Il ne quitte donc pas le monde.
Il change seulement la distance depuis laquelle il choisit de l’habiter.
C’est ce qui rend Le Baron perché beaucoup plus intéressant qu’une fable sur un garçon refusant les conventions. Côme affirme une liberté radicale, mais cette liberté ne devient jamais isolement. Depuis les arbres, il continue à entretenir des relations, à défendre des idées, à travailler et à s’intéresser aux autres.
Calvino lui-même présentait le livre comme l’histoire d’un homme qui conserve entre lui et ses semblables une distance minimale mais infranchissable, tout en menant une vie remplie d’aventures et nullement celle d’un ermite. Il écrivait le roman en 1956-1957 ; celui-ci paraît en Italie en 1957 sous le titre Il barone rampante.
Le véritable sujet du livre n’est peut-être donc pas de vivre dans les arbres. Il est de trouver la bonne distance pour rester libre sans renoncer au monde.
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Avant d’ouvrir le livre
Titre français : Le Baron perché
Titre original : Il barone rampante
Auteur : Italo Calvino
Pays : Italie
Publication originale : 1957
Genre : roman, conte philosophique, récit d’apprentissage
Époque du récit : seconde moitié du XVIIIe siècle et début du XIXe siècle
Lieu : Ombreuse, territoire imaginaire inspiré de la Ligurie
Personnage principal : Côme Laverse du Rondeau
Narrateur : son frère cadet, Blaise
Thèmes : liberté, distance, nature, connaissance, société, engagement, amour, fidélité à soi-même
La première traduction française de Juliette Bertrand a durablement installé le livre en France ; une nouvelle traduction de Martin Rueff est notamment publiée par Gallimard dans une édition jeunesse en 2021.
Le Baron perché appartient également à la trilogie réunie sous le titre Nos ancêtres, avec Le Vicomte pourfendu et Le Chevalier inexistant. Calvino expliquait avoir conçu ces trois récits comme trois approches de la liberté et de l’accomplissement humain ; pour Le Baron perché, il évoquait une fidélité à l’autodétermination individuelle qui ne débouche pas sur l’individualisme.
Cette précision offre une excellente clé de lecture.
Côme choisit seul.
Mais il ne choisit pas de ne vivre que pour lui.
Côme, Blaise et Violette : trois manières de rester liés
Côme
Côme commence par dire non.
Non aux escargots.
Non à l’autorité de son père.
Puis, beaucoup plus radicalement, non à l’idée qu’il devrait redescendre uniquement parce que tout le monde considère le sol comme le lieu normal de la vie humaine.
La force du personnage vient de sa constance.
Son geste initial pourrait être une provocation. Il devient une règle de vie.
Mais cette règle ne signifie pas qu’il refuse toute évolution. Côme apprend continuellement. Il organise son existence dans les arbres, découvre comment circuler, se nourrir, se protéger et communiquer. Il lit énormément et élargit son univers intellectuel alors même qu’il réduit volontairement son territoire physique au monde arboré.
Sa liberté n’est donc jamais une liberté sans contraintes.
Elle consiste à accepter les conséquences d’une règle que l’on s’est choisie soi-même.
Blaise
Blaise, son frère cadet, raconte l’histoire.
Il vit au sol.
Cette position est essentielle : tout ce que nous savons de Côme passe par quelqu’un qui l’aime mais ne partage pas son choix.
Blaise peut observer, essayer de comprendre, rapporter les épisodes et parfois mesurer ce que cette décision produit sur ceux qui restent en bas.
Les deux frères incarnent ainsi deux manières d’habiter le même monde.
L’un accepte les règles ordinaires de la vie terrestre.
L’autre en invente une nouvelle.
Le roman n’oblige pas nécessairement le lecteur à choisir entre eux.
Violette
Violette d’Ondariva appartient à l’enfance de Côme puis à sa vie amoureuse.
Elle est libre, imprévisible, parfois cruelle. Leur relation échappe aux formes sentimentales les plus tranquilles du roman traditionnel.
Violette ne transforme pas Côme.
Et Côme ne renonce pas aux arbres pour elle.
C’est précisément ce qui rend leur relation cohérente avec le reste du livre : aimer ne supprime pas la nécessité de rester soi-même.
Chez Calvino, la distance peut séparer.
Elle peut aussi être la condition d’une relation qui ne repose pas sur la possession.
Monter dans un arbre pour ne plus obéir
Le premier geste de Côme est familial.
Sa sœur Baptiste a préparé des escargots. Ses parents lui ordonnent de les manger. Côme refuse et grimpe dans les arbres.
Calvino aurait pu en rester à une révolte enfantine.
Il pousse au contraire l’image jusqu’à sa conséquence extrême : le garçon ne redescendra plus. C’est d’ailleurs ainsi que le site consacré à l’œuvre de Calvino résume la matrice du roman : un garçon monte dans un arbre, passe d’une plante à l’autre et décide de rester pour toujours au-dessus du sol.
Ce prolongement transforme complètement le sens du refus.
Dire non pendant quelques minutes est facile.
Organiser toute une existence autour de ce non demande autre chose.
Côme doit désormais prouver qu’il ne dépend pas du monde auquel il vient de désobéir.
Le roman peut alors commencer.
Les arbres ne sont pas une fuite
Au premier regard, vivre dans les branches semble être la forme parfaite du retrait.
Côme fait pourtant exactement l’inverse.
Il observe ce qui se passe.
Il parle aux habitants.
Il rencontre des voleurs, des paysans, des nobles, des soldats et des voyageurs.
Il s’intéresse aux idées nouvelles qui traversent l’Europe.
Il participe à la vie de sa communauté.
Le paradoxe constitue l’un des ressorts les plus féconds du roman : en prenant de la distance, Côme ne devient pas moins présent au monde. Il peut parfois le regarder plus clairement.
Calvino lui-même insistait sur ce point : le protagoniste reste toute sa vie dans les arbres sans devenir un ermite.
Cette nuance sépare fortement Le Baron perché d’un éloge de l’isolement.
La hauteur n’est pas une cachette.
C’est un point de vue.
Vivre au-dessus oblige à réinventer le quotidien
Le génie du livre tient aussi à la manière dont Calvino traite sérieusement une situation invraisemblable.
Si Côme ne descend jamais, il faut résoudre des problèmes très concrets.
Dormir.
Manger.
Se déplacer.
Se laver.
Traverser des territoires où les arbres sont moins nombreux.
Construire des abris.
Affronter le froid.
Entretenir des relations avec ceux qui vivent plusieurs mètres plus bas.
Chaque difficulté oblige le personnage à inventer.
Le fantastique reste donc constamment attaché à la matière.
C’est probablement ce qui permet au lecteur d’accepter si facilement l’idée impossible placée au centre du roman. Calvino ne demande pas seulement : « Et si un garçon vivait dans les arbres ? »
Il demande ensuite, avec une précision presque pratique : comment ferait-il réellement ?
Le monde imaginaire gagne sa crédibilité par les détails.
Une forêt assez continue pour devenir un pays
Pour que la règle de Côme fonctionne, les arbres doivent former un territoire.
Le monde végétal d’Ombreuse est donc beaucoup plus dense que celui que nous connaissons aujourd’hui sur une grande partie du littoral ligure.
Branches, frondaisons, vergers, jardins et forêts constituent un réseau qui permet de circuler presque comme nous utilisons des rues.
La forêt devient une seconde géographie superposée à celle du sol.
Les humains possèdent leurs routes.
Côme possède les siennes.
Cette organisation permet à Calvino de rendre tangible une idée : deux personnes peuvent habiter le même territoire sans l’utiliser de la même manière.
Côme voit les maisons par leurs toits, entre dans les propriétés depuis leurs arbres et observe les chemins depuis le dessus.
Il ne quitte jamais Ombreuse.
Et pourtant, il habite une autre Ombreuse.

Au sol, les routes ordinaires. Dans les branches, Côme invente un autre réseau pour circuler, observer et habiter Ombreuse.
La nature chez Calvino : familière avant d’être littéraire
La présence des arbres dans le roman n’est pas étrangère à la biographie de Calvino.
Né à Cuba en 1923, il arrive enfant en Italie et grandit à Sanremo. Son père Mario est agronome ; sa mère Eva Mameli est botaniste. Calvino se souvient avoir vécu jusqu’à ses vingt ans dans un jardin rempli de plantes rares et exotiques et avoir parcouru les bois de l’arrière-pays avec son père.
Il reconnaîtra aussi que ses parents possédaient un savoir considérable sur le monde végétal, même si lui-même s’était tourné vers « une autre végétation », celle des phrases écrites.
Cette filiation rend Le Baron perché particulièrement intéressant.
Le monde arboré du roman n’est pas seulement symbolique.
Les espèces comptent.
Les branches ont des formes.
Tous les arbres ne permettent pas les mêmes déplacements.
Le végétal possède une structure propre.
La fantaisie de Calvino repose ainsi sur une attention très concrète à la manière dont un arbre existe dans l’espace.
Lire dans les arbres
Une fois installé dans son monde, Côme devient aussi lecteur.
Les livres élargissent considérablement son existence.
Il peut vivre dans un territoire limité tout en participant aux débats intellectuels de son époque. La bibliothèque remplace en partie le voyage géographique.
Cette situation résume merveilleusement l’un des paradoxes de la lecture.
Le corps reste sur place.
L’esprit circule.
Pour Côme, cette circulation est particulièrement importante : il a choisi une règle physique extrêmement restrictive, mais refuse que cette règle réduise son horizon intellectuel.
La connaissance lui permet donc de rester fidèle à son choix sans s’enfermer dans une vision étroite du monde.
Habiter un arbre n’empêche pas de penser à l’échelle de l’Europe.

Les livres permettent à Côme d’élargir son horizon intellectuel sans renoncer à la règle qu’il s’est choisie.
Le siècle des Lumières vu depuis les branches
Côme traverse la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Autour de lui circulent les idées des Lumières, les projets de réforme, la Révolution française puis les bouleversements napoléoniens.
Calvino ne transforme pas pour autant le roman en fresque historique traditionnelle.
Les événements arrivent jusqu’à Ombreuse et sont observés depuis la position singulière de Côme.
Cette distance permet au roman de garder son ironie.
Les grandes idées politiques promettent de transformer les sociétés. Côme reste attentif à ce qu’elles changent réellement dans la vie des personnes.
Sa propre expérience sert presque de test.
Il a réussi à créer une liberté individuelle radicale.
Mais cette liberté ne prend sens que lorsqu’elle rencontre les autres.
Être libre sans se retirer des affaires communes
C’est ici que Le Baron perché devient profondément politique.
Côme ne réclame pas uniquement qu’on le laisse tranquille.
Il intervient.
Il organise.
Il aide.
Il participe à des projets collectifs.
Sa règle de vie personnelle n’annule jamais ses responsabilités envers ceux qui vivent autour de lui.
Calvino le formulera explicitement lorsqu’il réunira la trilogie de Nos ancêtres : le parcours du baron représente une recherche d’accomplissement fondée sur la fidélité à une autodétermination individuelle qui ne soit pas individualiste.
La distinction est essentielle.
L’indépendance n’est pas l’indifférence.
Côme refuse que le groupe décide de la manière dont il doit vivre.
Mais il n’en conclut pas que les problèmes du groupe ne le concernent plus.
Cette tension explique largement pourquoi le roman reste aussi contemporain.
Regarder d’en haut sans se croire supérieur
La position de Côme pourrait facilement devenir celle de quelqu’un qui juge le monde depuis une hauteur symbolique.
Calvino évite ce piège.
Le personnage est parfois brillant, parfois ridicule, amoureux, obstiné, maladroit ou contradictoire.
Sa hauteur physique ne signifie pas supériorité morale.
Elle crée simplement une perspective différente.
Cette distinction est importante car elle donne au roman une dimension beaucoup plus riche qu’un manifeste anticonformiste.
Côme ne découvre pas la « bonne » manière de vivre.
Il découvre sa manière.
Le livre laisse donc au lecteur une liberté équivalente à celle qu’il accorde au personnage : chacun doit chercher la distance depuis laquelle il peut regarder et habiter le monde.
Violette : aimer quelqu’un que l’on ne peut pas retenir
La relation avec Violette introduit une limite plus intime à l’indépendance de Côme.
Il a appris à survivre dans les arbres.
Il a appris à travailler, à lire et à participer aux affaires de la communauté.
Il ne peut pas organiser l’amour avec la même efficacité.
Violette refuse d’être prévisible. Elle apparaît, disparaît, provoque, séduit et met Côme face à une réalité que toute son ingéniosité ne peut maîtriser : une autre personne possède elle aussi sa liberté.
Le roman rejoint alors son thème central sous une autre forme.
La liberté que l’on réclame pour soi doit également être accordée à l’autre.
Même lorsque cela fait souffrir.
Ombreuse : un territoire imaginaire très ligure
Ombreuse n’existe pas.
Cette précision est essentielle si l’on veut prolonger le livre vers le territoire réel de Calvino.
Le lieu possède pourtant une forte parenté avec la Ligurie occidentale de son enfance : végétation méditerranéenne, jardins, relief entre mer et montagne, propriétés agricoles et arrière-pays.
Sanremo reste particulièrement importante dans cette géographie personnelle. Le site officiel consacré à Calvino rappelle que l’écrivain considérait la ville comme une présence récurrente dans ses livres, observée sous différentes formes et souvent depuis une position élevée. Plusieurs travaux récents ont d’ailleurs construit des itinéraires littéraires dans Sanremo et ses environs à partir de cette relation entre vie, paysage et œuvre.
Il serait néanmoins trompeur de dire :
« Ombreuse est Sanremo. »
Calvino transforme.
Il combine.
Il invente.
Le territoire réel sert de matière première à une géographie littéraire qui finit par posséder ses propres règles.
Les lieux du Baron perché
Ombreuse
La ville imaginaire constitue le centre du roman.
Elle fournit à Côme à la fois une société et une forêt.
Son intérêt tient précisément à cette superposition entre espace humain et espace végétal.
Les jardins familiaux
C’est là que commence la révolte.
Le premier arbre est encore situé à l’intérieur de l’univers familial. Côme ne part pas vers un ailleurs lointain : il transforme immédiatement ce qui se trouve devant lui.
Les bois et les vergers
Ils permettent au personnage d’étendre progressivement son territoire.
La continuité végétale est indispensable à la crédibilité de son existence aérienne.
L’arrière-pays
Plus largement, relief et végétation méditerranéenne donnent au roman une géographie proche de la Ligurie occidentale que Calvino connaît depuis son enfance.
À propos d’Italo Calvino
Italo Calvino naît à Santiago de Las Vegas, à Cuba, le 15 octobre 1923, dans une famille de scientifiques. Son père Mario est agronome ; sa mère Eva Mameli botaniste. La famille rentre en Italie alors qu’il est encore très jeune et s’installe à Sanremo, où Calvino grandit jusqu’à ses vingt ans.
Cette enfance entre jardin expérimental, plantes exotiques et arrière-pays ligure laissera une empreinte profonde dans son œuvre, même si l’écrivain choisit la littérature plutôt que la science végétale de ses parents.
Son œuvre emprunte ensuite des directions remarquablement diverses : récit de Résistance avec Le Sentier des nids d’araignée, fantaisie philosophique dans la trilogie Nos ancêtres, ville et imagination dans Les Villes invisibles, cosmologie dans les Cosmicomics, observation minutieuse dans Palomar ou expérimentation narrative avec Si par une nuit d’hiver un voyageur. Le site officiel consacré à l’auteur témoigne de cette diversité de formes et de sujets.
Le Baron perché reste pourtant l’un de ses livres emblématiques. Le documentaire consacré à Calvino pour le centenaire de sa naissance l’utilise d’ailleurs comme un prisme pour interroger sa trajectoire intellectuelle et politique, notamment autour de la question de la distance nécessaire pour regarder le monde sans s’en retirer.
→ Découvrir Italo Calvino (lorsque la page auteur sera disponible)
Pourquoi lire Le Baron perché aujourd’hui ?
Parce que la question posée par Côme est devenue presque impossible à éviter :
à quelle distance du monde faut-il se placer pour continuer à penser librement ?
Nous vivons dans des sociétés où les opinions, les informations et les réactions circulent continuellement. Participer semble souvent exiger une présence constante.
Côme propose une autre hypothèse.
Prendre de la distance.
Pas disparaître.
Pas devenir indifférent.
Simplement trouver un endroit depuis lequel on puisse continuer à observer, réfléchir et décider sans accepter automatiquement les règles proposées par les autres.
Son choix est évidemment extravagant.
Le principe ne l’est pas.
Le roman pose aussi une seconde question : que sommes-nous prêts à assumer pour rester fidèles à une décision ?
Côme ne proclame pas sa liberté avant de revenir au confort du sol.
Il accepte les contraintes de son choix pendant toute une vie.
La liberté devient alors moins le droit de faire ce que l’on veut que la capacité de vivre avec les conséquences de ce que l’on a choisi.
C’est probablement pour cela que le garçon perché dans les arbres continue de parler aussi naturellement aux lecteurs plusieurs décennies après sa création.
Pour quel lecteur ?
Le Baron perché conviendra particulièrement aux lecteurs qui aiment :
- les romans qui utilisent le fantastique pour parler très concrètement de notre manière de vivre ;
- les récits d’apprentissage ;
- les personnages profondément anticonformistes ;
- les réflexions sur la liberté et l’engagement ;
- les livres où la nature devient un véritable espace de pensée ;
- l’humour et la légèreté associés à des questions philosophiques ;
- les œuvres qui peuvent être lues aussi bien à l’adolescence qu’à l’âge adulte ;
- les univers dans lesquels une idée simple est poussée jusqu’à ses conséquences les plus inattendues.
C’est aussi une excellente porte d’entrée dans l’œuvre de Calvino.
Le dispositif est immédiatement accessible.
Ce qu’il permet de penser l’est beaucoup moins.
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Le Vicomte pourfendu — Italo Calvino
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Pour aller plus loin
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La future page auteur permettra de relier le Calvino du Baron perché à celui des Villes invisibles, de Marcovaldo, de Palomar et de ses nombreux autres univers littéraires.
→ Découvrir Italo Calvino (page à venir)
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