À Calais, la ligne quitte une ville de brique, de dentelle et d’histoire maritime. Quelques kilomètres plus loin, les carrières du Boulonnais ouvrent de larges entailles claires dans le relief. Le train retrouve ensuite la Manche à Wimereux, traverse les deux gares de Boulogne-sur-Mer et poursuit vers les dunes, la Canche et la baie d’Authie.
La P73 circule le plus souvent en retrait du rivage. La mer apparaît entre les maisons, au bout d’une rue ou derrière une ligne de dunes. Les derniers kilomètres se parcourent à pied, à vélo ou en bus.
Dentelle Leavers, pierre du Boulonnais, villas balnéaires, métiers de la pêche et cerfs-volants jalonnent le voyage. Charles Dickens, Wilfred Owen et Sylvia Plath ont aussi laissé des traces sur ce littoral.
LA FRANCE AU FIL DES LIGNES TER
Cette série Poropango parcourt la France à bord des trains régionaux. Chaque article suit une ligne précise et choisit les gares où une histoire, un paysage, une matière, un métier ou une œuvre justifie de descendre du train.
Cet article suit la ligne P73, de Calais-Ville à Rang-du-Fliers–Verton–Berck.
La ligne P73 en un regard
La P73 relie Calais-Ville à Rang-du-Fliers–Verton–Berck en passant par Marquise, Wimereux, Boulogne-sur-Mer, Hardelot, Dannes-Camiers et Étaples. Certaines circulations couvrent toute la ligne ; d’autres ont Boulogne-sur-Mer ou Étaples pour terminus.
| Repère | Ligne P73 |
|---|---|
| Trajet | Calais-Ville → Rang-du-Fliers–Verton–Berck |
| Durée de toute la ligne à titre indicatif | Environ 1 h 10 à 1 h 30 |
| Rythme conseillé | Une ou deux escales par jour |
| Durée idéale du voyage | Trois à quatre jours |
| Escales suggérées | Calais, Marquise–Rinxent, Wimille–Wimereux, Boulogne-sur-Mer, Neufchâtel–Hardelot, Dannes–Camiers, Étaples et Rang-du-Fliers |
| Correspondances ferroviaires principales | Calais-Fréthun : TGV et TER vers Lille, Paris et le littoral · Boulogne-Ville : TER vers Lille, Amiens et Paris · Étaples–Le Touquet : P53 vers Montreuil, Hesdin et Arras |
| Liaisons locales en bus | Neufchâtel–Hardelot-Plage vers Hardelot-Plage selon la saison · Étaples vers Le Touquet · Rang-du-Fliers vers Berck-sur-Mer |

Calais-Ville : la dentelle entre la main et la machine
Depuis la gare, le beffroi domine rapidement la perspective. Sa silhouette rappelle l’histoire municipale et marchande de Calais. À quelques rues, la Cité de la dentelle et de la mode occupe une ancienne usine construite dans les années 1870.
Les métiers Leavers entrecroisent des milliers de fils pour produire une dentelle mécanique d’une grande précision. Leur taille impressionne, mais leur fonctionnement dépend d’une suite de gestes minutieux.
Le dessin est agrandi, décomposé, puis traduit pour la machine. Il faut préparer les fils, régler le métier, surveiller la fabrication, repérer les défauts et effectuer les finitions. La mécanique assure la répétition du motif ; les tullistes et les ouvrières maintiennent la qualité du textile.
La technologie Leavers arrive de Nottingham au début du XIXe siècle. Avec elle circulent des machines, des techniciens et des méthodes de fabrication qui s’installent durablement à Calais.
La plage se trouve plus loin. Elle convient à une journée complète, avec un trajet en bus ou une marche plus longue depuis le centre.
Repères pratiques
Depuis la gare :
- hôtel de ville et beffroi : environ 10 minutes à pied ;
- Cité de la dentelle et de la mode : environ 15 minutes à pied ;
- plage de Calais : bus urbain ou marche plus longue.
Temps à prévoir : une demi-journée pour le beffroi et la dentelle ; une journée avec le front de mer.
À vérifier : horaires de la Cité de la dentelle, accès au beffroi et desserte de la plage.

Marquise–Rinxent : la pierre du Boulonnais
Après Calais, le train traverse Les Fontinettes, gagne Calais-Fréthun, puis s’éloigne du littoral par Pihen, Caffiers et Le Haut-Banc. Autour de Marquise et de Rinxent, la roche affleure derrière les haies et les installations industrielles.
Le bassin carrier du Boulonnais fournit des calcaires destinés à la construction, aux travaux publics et à l’industrie. Les fronts de taille forment de larges gradins clairs. Les pistes, les convoyeurs et les engins donnent la mesure des volumes extraits.
La pierre varie du beige clair au gris bleuté selon les bancs. Après l’extraction viennent le débit, le sciage, la taille et la finition. Les blocs massifs deviennent parements, dallages ou éléments architecturaux.
Les carrières étant toujours en activité, la promenade reste sur les routes et les chemins autorisés autour de Rinxent et de Marquise. Les maisons, les murs et le relief environnant montrent la présence de la pierre sans entrer dans les zones industrielles.
Repères pratiques
Depuis la gare :
- centre de Rinxent : accessible à pied ;
- Marquise : marche plus longue ou liaison locale ;
- carrières : accès réglementé, sans visite libre.
Temps à prévoir : 2 à 3 heures pour une marche préparée autour de Rinxent et Marquise.
À vérifier : itinéraire pédestre, circulation locale et éventuelles visites patrimoniales organisées.
Wimille–Wimereux : les villas face à la Manche
À Wimille–Wimereux, les maisons colorées et les toitures découpées annoncent la station balnéaire avant que la mer apparaisse.
Wimereux se développe au XIXe siècle avec l’arrivée du chemin de fer. Des villas sont construites près de la digue et dans les rues qui remontent vers la gare. Brique vernissée, céramique, pierre, bois peint et ferronnerie composent leurs façades.
Les bow-windows captent la lumière. Les balcons se tournent vers la mer. Les décors de céramique apportent de la couleur tout en résistant au climat du littoral. Chaque maison assemble ces matériaux selon une combinaison différente.
La digue se rejoint facilement à pied. À marée haute, les vagues approchent les perrés. À marée basse, la plage s’élargit et laisse davantage de place à la marche.
Vers le nord, un parcours plus long conduit vers la pointe aux Oies et les dunes de la Slack. Le vent, la marée et l’état du sentier déterminent les conditions de cette prolongation.
Repères pratiques
Depuis la gare :
- centre de Wimereux : environ 5 minutes à pied ;
- villas balnéaires : visibles entre la gare et le front de mer ;
- digue et plage : environ 15 minutes à pied ;
- dunes de la Slack : randonnée plus longue à préparer.
Temps à prévoir : 3 heures pour la ville et la digue ; une journée avec les dunes.
À vérifier : météo, marée et état du sentier côtier.

Boulogne-Tintelleries : la ville fortifiée et Charles Dickens
Quelques minutes après Wimereux, le train entre dans Boulogne-sur-Mer. La gare des Tintelleries se trouve au pied de la ville haute. Les remparts, les portes fortifiées et les rues qui entourent la basilique Notre-Dame se rejoignent rapidement à pied.
La promenade des remparts ouvre des vues sur les toits, le port et la mer. Dans les rues, la pierre claire du Boulonnais relie les façades aux carrières traversées plus au nord.
Charles Dickens séjourne régulièrement à Boulogne-sur-Mer dans les années 1850. Il y vient avec sa famille et y poursuit son travail. La traversée entre l’Angleterre et la France est alors familière aux voyageurs britanniques, et Boulogne constitue l’un de leurs principaux points d’arrivée.
Dickens travaille notamment à La Maison d’Âpre-Vent pendant ses séjours boulonnais. Dans ses lettres, il évoque les heures passées à écrire, les promenades avec sa famille et la proximité de la Manche.
Les remparts, les rues hautes et la vue vers l’Angleterre restituent encore le cadre de ces séjours.
Repères pratiques
Depuis la gare :
- porte des Dunes et ville fortifiée : environ 10 minutes à pied ;
- promenade des remparts : accessible depuis la ville haute ;
- basilique et château-musée : dans le périmètre fortifié.
Temps à prévoir : une demi-journée.
À vérifier : horaires du château-musée, de la crypte et des autres monuments.
Boulogne-Ville : le port et le travail à terre
Quelques minutes de train séparent Boulogne-Tintelleries de Boulogne-Ville. Cette seconde gare donne un accès plus direct à la ville basse et au port de pêche.
Une grande partie du travail portuaire se déroule à l’abri des regards. Lorsque les bateaux rentrent, les prises sont débarquées, triées et vendues. Le poisson passe ensuite par les ateliers de préparation et de transformation avant son expédition.
Les bassins, les bâtiments de Capécure et les mouvements des bateaux rendent cette organisation visible depuis les espaces publics. Les zones de travail restent réglementées et la circulation des professionnels y est prioritaire.
Le hareng occupe une place particulière dans l’histoire alimentaire de Boulogne. Fumé entier, il devient craquelot. Le fumage prolonge la conservation et modifie la chair par une action lente du sel, de l’air et de la fumée.
Nausicaá se trouve plus loin sur le front de mer. Sa visite occupe une demi-journée supplémentaire et peut être associée à une marche depuis le port.
Repères pratiques
Depuis la gare :
- ville basse et premiers quais : environ 15 minutes à pied ;
- secteur de Capécure : distances variables et espaces professionnels ;
- Nausicaá et plage : environ 30 minutes à pied ou bus urbain.
Temps à prévoir : une demi-journée pour le port ; une journée avec Nausicaá.
À vérifier : accès aux espaces portuaires, horaires des visites et desserte urbaine.

Neufchâtel–Hardelot-Plage : du train aux dunes
Après Boulogne-Ville, le train traverse Pont-de-Briques et Hesdigneul avant d’arriver à Neufchâtel–Hardelot-Plage. Hardelot-Plage se trouve à environ cinq kilomètres de la gare.
La station balnéaire s’étend derrière les dunes. Plus au nord, le château d’Hardelot se dresse dans un environnement boisé, près du marais de Condette.
Le bâtiment actuel porte les marques de plusieurs transformations. Son architecture néogothique et ses décors accueillent le Centre culturel de l’Entente cordiale, consacré aux relations franco-britanniques.
Le trajet depuis la gare dépend de la saison. Des liaisons locales peuvent fonctionner pendant certaines périodes. Le vélo offre davantage de liberté à condition d’avoir vérifié l’itinéraire et les conditions d’emport à bord du train.
Repères pratiques
Depuis la gare :
- centre de Neufchâtel : accessible à pied ;
- Hardelot-Plage : environ 5 kilomètres ;
- château d’Hardelot : accès distinct à préparer ;
- plage et dunes : bus, navette saisonnière ou vélo selon la période.
Temps à prévoir : une journée.
À vérifier : horaires du château, transports locaux et acceptation du vélo.
Dannes–Camiers : le mont Saint-Frieux et le ciment
À Dannes-Camiers, la ligne passe entre les reliefs calcaires et les dunes. Le mont Saint-Frieux domine ce secteur de la Côte d’Opale. Bois, pelouses sèches et pentes sableuses se succèdent sur quelques kilomètres.
Dannes porte aussi une histoire industrielle liée au ciment. La présence de calcaire, de craie et d’une voie ferrée a favorisé le développement des carrières et des usines. Extraction, concassage, cuisson et broyage ont marqué le paysage et le travail local.
Sur le mont Saint-Frieux, les végétaux fixent le sable et couvrent les pentes. À Dannes, les carrières ont ouvert les couches calcaires pour alimenter la fabrication du ciment.
Les installations industrielles s’observent depuis les espaces publics. L’accès au site naturel demande de connaître l’entrée choisie et la distance réelle depuis la gare.
Repères pratiques
Depuis la gare :
- centre de Dannes : accessible à pied ;
- mont Saint-Frieux : itinéraire pédestre à préparer ;
- Camiers et Sainte-Cécile-Plage : marche longue, vélo ou liaison locale.
Temps à prévoir : une demi-journée à une journée.
À vérifier : accès aux sentiers, réglementation du site naturel, météo et dernier train.
Étaples–Le Touquet : les peintres et la mémoire du camp britannique
Le train atteint Étaples au bord de la Canche. Le centre et le port se trouvent du même côté de la rivière et se rejoignent à pied.
Entre les années 1880 et la Première Guerre mondiale, Étaples accueille une colonie internationale de peintres. Des artistes français, britanniques, américains, scandinaves et australiens viennent travailler autour du port, des dunes et de la baie.
Leurs œuvres conservent les silhouettes des bateaux, les gestes des familles de pêcheurs et les lumières changeantes de l’estuaire. Un parcours dans la ville permet de rapprocher certains tableaux des lieux où ils ont été réalisés.
Pendant la Première Guerre mondiale, Étaples devient un immense camp d’entraînement britannique. Plus d’un million de soldats y passent avant leur départ vers le front. Le poète Wilfred Owen y séjourne en 1917 et décrit durement l’atmosphère du camp dans sa correspondance.
Le cimetière militaire rassemble plus de 10 000 sépultures. Sa situation à l’écart du centre demande du temps et une visite préparée.
Maréis, près du port, présente les métiers de la pêche étaploise. Cette visite peut compléter l’escale lorsque celle-ci occupe une journée entière.
Le Touquet-Paris-Plage se trouve sur l’autre rive de la Canche, à environ sept kilomètres de la gare. Des bus assurent la liaison selon les horaires et la saison.
Repères pratiques
Depuis la gare :
- centre d’Étaples : environ 5 à 10 minutes à pied ;
- port et Maréis : environ 10 à 15 minutes à pied ;
- cimetière militaire : environ 30 à 40 minutes à pied ou liaison locale ;
- Le Touquet-Paris-Plage : bus conseillé.
Temps à prévoir : une demi-journée pour le centre et le parcours des peintres ; une journée avec le cimetière ou Maréis.
À vérifier : horaires des lieux culturels, bus et conditions d’accès au cimetière.

Rang-du-Fliers–Verton–Berck : le dernier trajet vers la mer
La P73 se termine à Rang-du-Fliers, à l’intérieur des terres. Berck-sur-Mer se trouve à environ sept kilomètres. Le bus accomplit la dernière partie du trajet.
À Berck, la plage s’étend jusqu’à la baie d’Authie. La marée découvre une large surface de sable parcourue par les chenaux. Les phoques peuvent être observés à distance depuis les secteurs autorisés, en respectant les recommandations locales.
Berck entretient aussi une longue relation avec le vent. Les Rencontres internationales de cerfs-volants rassemblent des créations venues de nombreux pays. Toile, baguettes, lignes et réglages permettent à ces structures légères de prendre appui sur l’air.
En juillet 1961, Sylvia Plath séjourne à Berck. Elle tire de cette expérience le long poème « Berck-Plage », écrit l’année suivante. La plage y côtoie les corps soignés dans les établissements hospitaliers et la mort d’un voisin. Le texte porte un regard sombre sur un lieu généralement associé aux vacances.
En dehors des grands événements, la plage reste un lieu de marche. La marée détermine la largeur de l’estran et le vent modifie rapidement la sensation de distance.
Repères pratiques
Depuis la gare :
- centre de Rang-du-Fliers : accessible à pied ;
- Berck-sur-Mer : environ 7 kilomètres, bus conseillé ;
- baie d’Authie : trajet supplémentaire depuis le centre de Berck.
Temps à prévoir : une journée.
À vérifier : bus, horaires de marée, météo et recommandations pour l’observation des phoques.
Choisir ses escales sur la ligne P73
| Temps disponible | Parcours conseillé |
|---|---|
| Une journée | Wimereux et Boulogne-sur-Mer ou Étaples et Berck-sur-Mer |
| Deux jours | Calais, Wimereux, Boulogne-sur-Mer et Étaples |
| Trois jours | Ajouter Hardelot ou Dannes-Camiers |
| Quatre jours | Parcourir la ligne entière avec une journée autour de Berck |
Un parcours en deux jours
Le premier jour peut réunir Calais et Wimereux : dentelle le matin, villas et digue l’après-midi. Le second associe Boulogne et Étaples, du port de pêche à l’ancien camp britannique.
Un voyage consacré aux matières
Calais, Marquise–Rinxent, Wimereux et Dannes montrent successivement le fil, la pierre, la céramique architecturale et le calcaire transformé en ciment.
Un voyage tourné vers les paysages
Wimereux, Hardelot, Dannes-Camiers et Berck donnent accès aux dunes, aux plages et aux estuaires de la Canche et de l’Authie.
La valise littéraire de la ligne P73
Charles Dickens écrit à Boulogne-sur-Mer. Wilfred Owen passe par le camp d’Étaples. Xavier Hanotte revient, plusieurs générations plus tard, vers les poètes disparus pendant les guerres du XXe siècle.
La Maison d’Âpre-Vent — Charles Dickens
Charles Dickens séjourne à plusieurs reprises à Boulogne-sur-Mer pendant la rédaction de La Maison d’Âpre-Vent. Il y achève le roman en 1853 et célèbre sa conclusion avec ses proches.
L’intrigue se déroule en Angleterre, entre Londres et la campagne. Boulogne appartient aux conditions dans lesquelles le livre a été écrit : une ville où Dickens pouvait travailler, marcher et vivre avec sa famille tout en restant proche de son pays.
Le roman demande du temps. Il accompagne bien un séjour de plusieurs jours ou une lecture commencée avant le départ.
À lire : avant le voyage et pendant les trajets les plus longs.

Et chaque lent crépuscule — Wilfred Owen
Cette édition bilingue rassemble des poèmes et des lettres de guerre de Wilfred Owen, choisis et traduits par Barthélemy Dussert avec la collaboration de Xavier Hanotte.
En 1917, le jeune poète britannique passe par le vaste camp d’entraînement d’Étaples. Ses lettres décrivent la dureté du lieu et la préparation des soldats avant leur départ vers le front.
Les textes prennent une résonance particulière au cimetière militaire d’Étaples. Leur lecture mérite un moment calme, séparé de la visite du port.
À lire : avant l’escale au cimetière militaire ou le soir, après la visite.

Le Feu des lucioles — Xavier Hanotte
Xavier Hanotte connaît intimement l’œuvre de Wilfred Owen, dont il a contribué à la traduction. Dans Le Feu des lucioles, il suit un jeune chercheur belge passionné par les poètes morts pendant les guerres du XXe siècle.
Carnets, archives familiales et souvenirs de soldats traversent le roman. Le livre accompagne la partie la plus grave de la ligne, entre la mémoire britannique d’Étaples et les cimetières militaires du Pas-de-Calais.
À lire : dans le train entre Boulogne-sur-Mer et Étaples, ou après le voyage.

PARTIR DEUX OU TROIS JOURS
Un sac week-end suffit pour quelques vêtements, un carnet, une gourde et les livres choisis pour le trajet. Les modèles Poropango disposent de poches extérieures pour garder les petits objets accessibles pendant les changements de gare.
→ Voir les sacs week-end
Informations pratiques
| Repère | Information |
|---|---|
| Ligne | TER Hauts-de-France P73 |
| Itinéraire | Calais-Ville – Boulogne-sur-Mer – Étaples–Le Touquet – Rang-du-Fliers |
| Type de desserte | Ligne Proxi |
| Réservations utiles | Cité de la dentelle, certaines visites à Boulogne, château d’Hardelot et Maréis |
| Marche | Plusieurs plages et espaces naturels se trouvent à distance de la gare |
| Vélo | Utile pour Hardelot, Camiers et certains prolongements ; emport à vérifier |
| Période favorable | Printemps, été et début de l’automne |
| Avant le départ | Vérifier horaires TER, bus locaux, travaux, météo et marées |
Les horaires ferroviaires et les informations propres à chaque gare sont publiés sur TER Hauts-de-France.
Continuer le voyage en TER
- Ligne TER P53 : d’Arras à Étaples par la vallée de la Canche, pour quitter le littoral depuis Étaples et rejoindre Montreuil, Hesdin et le Ternois ;
- Victor Hugo à Montreuil-sur-Mer : la ville des Misérables, pour prolonger la correspondance d’Étaples par une lecture du roman ;
- La France au fil des lignes TER, pour retrouver les autres articles de la série.
À son terminus sud, la P73 s’arrête encore loin de la plage. Il reste un bus à prendre vers Berck, puis quelques rues à traverser avant de sentir le vent et d’apercevoir l’étendue de sable. Le train a déjà croisé la Manche à Wimereux et à Boulogne ; la baie d’Authie, elle, se gagne à pied.




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