Le Karst, de la Slovénie à Trieste — Le paysage qui a donné son nom au monde souterrain

11 Sep 2026 | Comprendre le territoire, Slovénie, Voyager en Slovénie

Après la pluie, l’eau reste rarement longtemps à la surface. Elle glisse entre les pierres, trouve une fissure dans le calcaire et disparaît. Le chemin sèche alors que, quelques mètres plus bas, la circulation continue dans un réseau de conduits, de galeries et de rivières invisibles.

Dans le Karst, l’eau est partout, mais elle se voit peu. Les rivières s’enfoncent sous terre. La couche de terre est si mince que la roche affleure souvent. Le plateau est parsemé de dolines, ces creux arrondis formés à la surface du calcaire. Les villages ont donc appris à recueillir une eau qui s’infiltre trop vite pour rester disponible.

Le phénomène existe dans de nombreuses régions du monde. Le mot employé pour le désigner vient pourtant d’ici. Le nom slovène Kras, passé dans les usages scientifiques sous sa forme germanisée Karst, a fini par qualifier les paysages formés par la lente dissolution du calcaire. Un territoire situé entre la Slovénie et l’Italie a ainsi donné son nom à des paysages observés sur plusieurs continents.

En Slovénie, le mot peut toutefois désigner deux réalités. Le Kras, ou Karst classique, est le plateau qui se prolonge jusqu’à Trieste. Plus largement, une grande partie du pays présente des reliefs karstiques. Les grottes de Postojna appartiennent à ce second ensemble, tandis que Škocjan se trouve aux abords du plateau historique. Le parcours commence donc à Postojna avant de rejoindre le territoire qui a donné son nom au phénomène.

Le sujet revient dans l’actualité en 2026. L’UNESCO a fait du 13 septembre la Journée internationale des grottes et du karst, dont la première célébration officielle se tiendra à Postojna, du 10 au 13 septembre. Le choix de la Slovénie reconnaît le rôle historique de la région dans l’étude du monde souterrain. Il attire aussi l’attention sur sa fragilité : les paysages karstiques couvrent près d’un quart des terres émergées et fournissent de l’eau potable à plus d’un milliard de personnes. La première Journée internationale des grottes et du karst sera consacrée à la recherche, à la protection de l’eau, à la biodiversité et au tourisme.

Un mot slovène devenu un terme universel

En slovène, Kras désigne le plateau calcaire qui s’étend dans le sud-ouest du pays et se prolonge en Italie sous le nom de Carso. Les géographes parlent aujourd’hui de Karst classique pour distinguer ce territoire d’origine de tous les autres reliefs karstiques du monde.

Les voyageurs, cartographes et scientifiques de l’Empire des Habsbourg ont étudié cette région où les rivières disparaissaient, où les cavités s’ouvraient sous les pas et où certains lacs revenaient au rythme des pluies. Le terme allemand Karst s’est diffusé dans les travaux scientifiques, puis dans de nombreuses langues. La karstologie est la science qui étudie ces paysages, leurs eaux et leurs milieux vivants.

Le mot a voyagé bien plus loin que le territoire. Il sert aujourd’hui à décrire des paysages en Chine, au Vietnam, dans les Balkans, dans le Yucatán mexicain ou dans les Causses français. Le Kras slovène reste le point de référence historique. C’est ici que les chercheurs ont compris qu’une rivière qui disparaît, une doline et une grotte peuvent être reliées sous terre.

Cette renommée souterraine peut donner une image incomplète du Karst. À la surface, le plateau présente des bois, des prairies sèches, des terres rouges, des vignobles, des murets et des villages bâtis dans la pierre claire. Le paysage résulte autant du calcaire et de l’eau que des usages humains qui s’y sont adaptés.

Comprendre un paysage où l’eau se dérobe

L’eau de pluie absorbe du dioxyde de carbone dans l’air et dans le sol. Devenue légèrement acide, elle pénètre dans les fissures du calcaire et dissout lentement la roche. Les fentes s’élargissent, les conduits se rejoignent, des salles apparaissent. À la surface se forment des dolines, des vallées sans rivière et de larges creux fermés. Sous terre, l’eau poursuit un trajet difficile à suivre, parfois sur plusieurs dizaines de kilomètres.

Il n’est donc pas toujours possible de deviner le trajet de l’eau en regardant la pente ou les rivières en surface. Une pollution peut s’infiltrer à un endroit et réapparaître loin de là, dans une source. Le calcaire retient mal certaines substances : ce qui pénètre dans le sol peut rejoindre rapidement les réserves d’eau souterraines. Protéger les grottes et l’eau potable commence donc à la surface.

Les habitants ont longtemps composé avec cette rareté visible. Les villages aménageaient des citernes, des puits et de petites mares destinées aux animaux. Les murs de pierre sèche permettaient d’épierrer les terres, de délimiter les parcelles et de freiner l’érosion. Les maisons étaient aussi bâties pour résister à la bora, un vent froid et sec qui peut souffler avec violence. La pierre compliquait le travail de la terre, mais elle fournissait en même temps le matériau des murs et des maisons.

Le paysage change lorsque certaines pratiques agricoles disparaissent. Les broussailles gagnent les prairies sèches, pourtant riches en espèces, et les mares abandonnées n’abritent plus la même vie. En 2026, le parc des grottes de Škocjan poursuit des programmes de restauration des petits points d’eau et d’entretien des prairies. Protéger le Karst passe donc aussi par ces aménagements modestes.

Postojna et Škocjan, deux façons d’entrer sous terre

Postojna et Škocjan sont souvent réunies dans les itinéraires slovènes parce qu’elles comptent parmi les grands sites souterrains du pays. Elles offrent pourtant deux expériences très différentes.

Postojna, la grotte devenue destination

À Postojna, l’entrée dans la grotte passe par un train souterrain. La première voie touristique y fut ouverte en 1872 ; le parcours actuel emprunte une partie d’un réseau de 24 kilomètres. Le visiteur traverse de vastes salles, puis poursuit à pied parmi les concrétions — stalactites, stalagmites et draperies de calcaire façonnées goutte après goutte — avant de reprendre le train vers la sortie. La visite dure environ une heure et demie, dans une température proche de 10 °C toute l’année. Informations officielles sur la grotte de Postojna

Plus de 39 millions de visiteurs ont parcouru la grotte en deux siècles. Le train, l’éclairage, les horaires réguliers et la proximité du château de Predjama racontent comment le site est devenu une destination internationale. Cette fréquentation oblige en retour à surveiller étroitement la température, la lumière et la qualité de l’eau.

La présence du protée anguillard rappelle cependant que la grotte n’est pas seulement un spectacle. Cet amphibien pâle et aveugle, qui vit dans l’obscurité, dépend d’un milieu très stable. Les variations de la qualité de l’eau, de la température ou de la lumière peuvent le fragiliser.

Postojna se comprend mieux en regardant aussi la rivière Pivka. C’est elle qui a creusé le système et qui relie la surface à ce qui se découvre sous terre. Le train montre l’ampleur des galeries ; le cours d’eau explique leur existence.

Le train souterrain de Postojna traverse une vaste galerie calcaire éclairée avec sobriété.
À Postojna, le train souterrain raconte près de deux siècles d’aménagement touristique dans un réseau creusé par la rivière Pivka.

Škocjan, suivre la rivière Reka

À Škocjan, le grondement de la Reka précède parfois sa vue. La rivière s’engage dans le sous-sol, traverse un canyon souterrain monumental, puis disparaît en direction de l’Adriatique. Le réseau comprend environ six kilomètres de passages reconnus, des dolines d’effondrement, des cascades et un canyon dont certaines parois approchent une centaine de mètres de hauteur.

Les grottes sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986. Elles sont remarquables par la force de la rivière, la taille du canyon, les espèces qu’elles abritent et l’histoire de leur exploration. Pendant la visite, on marche au-dessus de la Reka et on l’entend résonner contre les parois. Le chemin paraît minuscule face à la cavité.

La découverte continue après la sortie. Les grandes dolines ouvrent le sous-sol vers le ciel, la végétation s’accroche aux pentes et le village de Škocjan apparaît au bord des cavités. Le parc propose aussi des sentiers consacrés aux reliefs de surface, aux villages et aux usages de l’eau. Parc des grottes de Škocjan

Postojna raconte comment une grotte est devenue une destination touristique internationale. À Škocjan, la rivière reste au centre de la visite et permet de comprendre comment elle creuse la roche. Voir les deux sites est intéressant si l’on prend le temps d’observer leurs différences.

À la surface, la pierre organise les villages

Le Karst devient plus discret dès que l’on s’éloigne des entrées de grottes. Autour de Sežana, Dutovlje, Tomaj ou Štanjel, la pierre apparaît dans les murs, les encadrements de portes, les toits anciens, les cours et les limites des parcelles. Sa présence répond à l’abondance du calcaire autant qu’au manque historique de bois de construction dans certains secteurs exposés.

À Štanjel, le village épouse une hauteur qui domine le plateau et la vallée de la Vipava. Les maisons resserrées, les passages et les terrasses montrent comment l’architecture s’ajuste au relief, au vent et à l’eau disponible. Le jardin Ferrari, aménagé au XXe siècle par l’architecte Max Fabiani, introduit une autre manière d’organiser la pente et de conduire l’eau sans effacer la structure ancienne du village.

Dans les campagnes, les murets ne forment pas un simple décor rural. Ils proviennent du patient dégagement des pierres qui empêchaient de cultiver. Ils créent des abris pour de petites espèces, retiennent les sols et rendent visibles des générations de travail. Lorsqu’ils disparaissent, le paysage change et plusieurs espèces perdent un abri.

La terre rouge tranche avec le calcaire clair. Elle porte les vignes du teran, un vin rouge issu du cépage refosco, dont l’acidité et la couleur sont associées à ce sol riche en fer. La bora intervient aussi dans le séchage du pršut, le jambon du Karst. Ces productions sont liées aux sols, au climat et au travail agricole. Une dégustation les fait mieux comprendre lorsqu’elle s’accompagne d’une visite des villages ou des vignobles.

Lipica ajoute une autre histoire à ce paysage. Le haras fondé en 1580 a donné son nom aux lipizzans. Ses pâturages, ses allées et l’élevage des chevaux font désormais partie des images les plus connues de la région. Comme le mot karst, le nom de ce village a voyagé bien au-delà du plateau.

Un chemin traverse des vignes, des murets de calcaire et des terres rouges près d’un village du Kras slovène.
Sur le plateau du Kras, la pierre, la terre rouge, la vigne et les villages racontent une longue adaptation au manque d’eau et à la bora.

Le Karst habité de Boris Pahor

Dans Quand Ulysse revient à Trieste, le Karst se découvre depuis les hauteurs qui dominent le golfe. En septembre 1943, Rudi Leban revient vers Trieste après la chute de Mussolini. Il échappe à une rafle dans la gare, puis rejoint les villages slovènes du plateau, entre Kontovel et Prosek.

Les maisons et les chemins lui offrent un refuge provisoire. La ville reste pourtant présente en contrebas. Rudi peut chercher les partisans dans les montagnes ou retourner lutter dans les rues de Trieste, où sa famille et la communauté slovène vivent sous la menace. Le relief accompagne son hésitation : assez haut pour prendre de la distance, assez proche pour que le retour demeure possible.

Boris Pahor fait apparaître un Karst très éloigné d’un paysage vide. La langue slovène y circule dans les maisons et les villages. Les liens familiaux, la résistance et l’italianisation imposée donnent aux lieux leur tension. Le plateau marque une continuité culturelle entre des populations que les frontières successives ont placées dans des États différents.

Le roman montre ainsi ce que la visite des grottes ne raconte pas : l’histoire de la minorité slovène, les frontières déplacées et les choix imposés par la Seconde Guerre mondiale. Chez Pahor, le plateau permet aux personnages de s’éloigner de la ville sans cesser de la voir.

La présence de Trieste dans le titre français du roman pourrait laisser croire que tout se joue dans les rues et sur les quais. Une partie décisive du récit se déroule pourtant sur le plateau. Lire le livre avant de parcourir la région permet de comprendre pourquoi la frontière actuelle entre l’Italie et la Slovénie ne suffit pas à raconter la vie de ses habitants.

Srečko Kosovel, un poète du plateau

Une génération avant Boris Pahor, Srečko Kosovel a grandi sur ce même plateau. Né à Sežana en 1904, il passe son enfance à Tomaj, dans une région marquée par la Première Guerre mondiale puis rattachée à l’Italie. Ses poèmes permettent de découvrir un Karst familier : les pins, la pierre, la terre rouge, le vent et les villages y reviennent souvent.

Kosovel associe ces paysages à l’enfance, à la langue slovène et au sentiment de vivre dans un territoire bouleversé. Ses textes, parfois très courts, restent ancrés dans des détails concrets : un chemin, une maison, un arbre ou le vent sur le plateau.

Mort à vingt-deux ans en 1926, le poète est particulièrement présent dans l’actualité culturelle de 2026, année du centenaire de sa disparition. Une nouvelle traduction française, Intégrales, traduite par Mathias Rambaud et publiée par Fata Morgana en 2025, permet aujourd’hui de le découvrir en français.

Un territoire que la frontière ne sépare plus entièrement

Le Karst classique s’étend de part et d’autre de la frontière italo-slovène. Les noms changent de langue : Kras en slovène, Carso en italien. Les reliefs, les circulations d’eau, les villages et les communautés forment pourtant un même ensemble.

Le XXe siècle a plusieurs fois déplacé les appartenances politiques de cette région. Trieste est passée de l’Empire austro-hongrois à l’Italie après la Première Guerre mondiale. Le fascisme a interdit ou marginalisé l’usage public du slovène. La Seconde Guerre mondiale, l’occupation allemande, la Résistance puis la création du Territoire libre de Trieste — une zone placée sous administration internationale de 1947 à 1954, avant son partage entre l’Italie et la Yougoslavie — ont encore redessiné les lignes. La frontière fixée après-guerre a coupé des espaces de vie qui avaient longtemps communiqué.

La disparition des contrôles aux frontières dans l’espace Schengen rend aujourd’hui les passages plus simples. Des sentiers passent d’un pays à l’autre sans rupture visible. Slovènes et Italiens travaillent également ensemble pour protéger et faire connaître le plateau. Le projet de géoparc transfrontalier Kras–Carso réunit des partenaires des deux pays autour du patrimoine, de l’éducation et d’un tourisme mieux réparti. Une candidature au réseau des géoparcs mondiaux de l’UNESCO a été préparée, mais le territoire n’a pas encore obtenu ce statut en 2026. Projet GeoKarst

Ces projets communs suivent la réalité du terrain : l’eau et la roche se poursuivent sous la frontière, tandis que l’histoire locale s’écrit en slovène comme en italien.

Protéger ce que l’on voit peu

Une partie de la fragilité du Karst reste invisible. Une forêt abîmée ou une rivière couverte de déchets se remarque immédiatement. La pollution d’une réserve d’eau souterraine peut passer inaperçue, puis apparaître dans une source éloignée.

Les grottes enregistrent également les effets de la fréquentation. L’éclairage favorise certains organismes au détriment de l’équilibre initial. La chaleur, le dioxyde de carbone et les particules apportées par les visiteurs modifient localement le milieu. Les aménagements facilitent l’accès tout en imposant une surveillance constante de la température, de l’air, de l’eau et des populations animales.

La protection dépasse donc l’entrée des sites classés. Elle concerne les routes, l’assainissement, l’agriculture, les carrières, l’urbanisation et le nombre de déplacements motorisés sur le plateau. Elle concerne aussi les prairies sèches, les mares, les murets et les activités qui entretiennent un paysage ouvert.

La nouvelle Journée internationale attirera l’attention sur ces questions. Mais davantage de visiteurs dans quelques grottes ne suffira pas à mieux protéger le Karst. Il faut aussi s’intéresser aux eaux souterraines, marcher dans les villages, découvrir les activités agricoles et, si possible, venir en dehors des périodes les plus chargées.

Parcourir le Karst sans voiture

La ligne ferroviaire qui relie Ljubljana à Postojna, Divača et Sežana dessert les principales étapes. Elle permet d’organiser un voyage sans voiture, à condition de vérifier les horaires et de prévoir parfois quelques kilomètres à pied, un bus local ou un transfert. Horaires des chemins de fer slovènes

Postojna depuis Ljubljana

Postojna est l’étape la plus simple. La gare se trouve dans la ville et la grotte peut être rejointe à pied. Une nuit sur place évite un simple aller-retour depuis Ljubljana. Elle laisse du temps pour suivre la Pivka en surface, visiter le parcours consacré au Karst et voir comment la ville s’est développée autour de la grotte.

Divača et les grottes de Škocjan

Divača se situe sur la même ligne. Le parc des grottes de Škocjan se rejoint ensuite par un itinéraire pédestre de plusieurs kilomètres ou par les liaisons locales lorsqu’elles fonctionnent. Cette marche permet de découvrir le paysage en surface avant de descendre sous terre. Les horaires des visites guidées et les conditions d’accès doivent être vérifiés à l’avance, surtout en été.

Sežana comme base pour le plateau

Sežana offre les services d’une petite ville et un accès ferroviaire direct. Elle peut servir de base pour rejoindre les villages, Lipica ou la partie italienne du plateau. Le réseau local reste moins simple que l’axe ferroviaire principal ; le vélo convient à certains parcours, mais le vent, la chaleur et le relief demandent une préparation réaliste.

Rejoindre Trieste

Trieste apporte le versant urbain et maritime du Karst. Les liaisons ferroviaires et routières transfrontalières évoluent ; leur fréquence doit être contrôlée pour les dates choisies. Une fois dans la ville, les hauteurs du Carso se rejoignent par les transports locaux et par plusieurs itinéraires pédestres. Le parcours prend alors tout son sens : regarder le plateau depuis le golfe, puis le golfe depuis le plateau.

Un séjour de quatre ou cinq jours permet de réunir Postojna, Škocjan et une étape entre Sežana et Trieste sans accumuler les visites. Mieux vaut éviter de visiter les deux grottes le même jour. Un village, une marche ou une nuit entre les deux laisse le temps de comprendre ce qui les distingue.

Voir le Karst avant de descendre sous terre

Le train de Postojna, le canyon de Škocjan et le château de Predjama retiennent immédiatement l’attention. Mais une mare restaurée, un mur remonté sans mortier, une parcelle de terre rouge, une maison protégée de la bora ou une rivière qui disparaît racontent tout autant le Karst.

Ces détails relient ce qui se passe en surface à ce qui reste caché. Ils montrent aussi pourquoi la protection d’une grotte commence loin de son entrée. L’eau emporte avec elle les choix agricoles, les pollutions, les aménagements et les négligences du plateau.

Le 13 septembre 2026, la première Journée internationale des grottes et du karst attirera l’attention sur ce monde souterrain. Postojna en sera le centre officiel. Pour le comprendre, il faut pourtant commencer à la surface : dans les villages, les prairies, les murs de pierre et devant le profil de Trieste au loin. L’eau circule sous les frontières ; au-dessus d’elle, les habitants continuent à parler, cultiver, bâtir et raconter le Karst dans plusieurs langues.


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